Actualités politiques

Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 10:20

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Cela fut possible sous le régime du Président Laurent Gbagbo avec la première Dame Simone Ehivet Gbagbo, comme le montre si bien cette image…

 

Bonne fête Maman, bonne fête à toutes les mères surtout à celles qui ont perdu un enfant dans cette crise ivoirienne

 

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Par thruthway - Publié dans : Actualités politiques - Communauté : Vos blogs
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 19:14

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A la cérémonie de la rentrée solennelle de l’Académie des Sciences et Cultures d’Afrique et de la Diaspora (ASCAD) organisée le lundi 21 mai 2012, Ouattara s’est cru obligé de se présenter au pupitre de cette auguste assemblée pour répondre au message de bienvenue qui lui était adressée par ses hôtes du jour, les académiciens africains et de la diaspora. Là encore, au lieu de dire juste ce qu’il sait, le chef de l’Etat va pondre un mensonge en affirmant que le fondateur de cette structure des sommités du monde noire, le Professeur Harris Memel Foté, cet émérite ethno-sociologue, savant ivoirien de notre époque, venait se confier à lui jusqu’en 2009. Ces propos, loin de convaincre le parterre d’invités présents à cette cérémonie nous interpelle à plus d’un titre d’autant plus qu’ils ont eu l’avantage d’échapper même à la presse présente. Cette dernière bien que présente n’a pu prêter attention pour déceler une fois de plus le mensonge produit par Ouattara.  Je m’autorise ici à apporter avec critique la contradiction aux propos de Dramane qui pour ses ouailles, sont l’évangile quotidien que leur chante leur champion. Je ferai cette analyse à deux niveaux, à savoir dans la forme et dans le fond.


Dans la forme, l’individu Ouattara affirme avoir été en contact avec le Professeur Harris Memel Foté jusqu’en 2009. Ouattara étale ici toute sa laideur dans le mensonge, parce que, le savant ivoirien est décédé le dimanche 11 mai 2008. Ouattara peut-il nous dire comment il a pu être en contact avec ‘’la Montagne’’ (terme désignant la sommité Harris Memel) Foté jusqu’en 2009.


Assurément, Dramane a ressuscité d’entre les morts le professeur qui a rejoint la félicité divine, ce dimanche de mai 2008 pour le « tuer » définitivement en 2009. On peut se demander, est-ce Ouattara qui est véritablement  menteur ou son service de communication qui ne sait pas trop comment le coacher, tellement notre chef d’Etat dit des mensonges. A la vérité, son service de communication n’a rien à y voir parce que l’individu est un menteur né. On se rappelle ce soir du mardi 18 février 1992, lorsque Ouattara encore premier et dernier Premier Ministre du Président Félix Houphouet Boigny, affirmait devant la presse nationale et internationale avoir vu le Secrétaire Général du Front Populaire Ivoirien (FPI) d’alors, Laurent GBAGBO casser des bus, des véhicules privés et des vitrines au Plateau, le centre des affaires, au cœur d’Abidjan, avec un gourdin pendant la marche historique organisée par ce parti et gazée et réprimée dans le sang par le pouvoir PDCI. I


l n'y a pas deux semaines, celui ci affirmait sur RFI que l'aide d'urgence concédée par la France après son installation a servi à payer les arriérés de salaire que Gbagbo n'a pas versé. Nous voulons comprendre avec le chef d’Etat qui nous expliquera de quels arriérés est ce qu’il s’agit. Avec le Président Gbagbo, les fonctionnaires ivoiriens sans exception, ont perçu régulièrement leur salaire jusqu’au mois de février.  Celui de mars avait été positionné et les ivoiriens s’apprêtaient à passer aux guichets lorsque Ouattara a transporté sa sale guerre à Abidjan en y déversant ces dozos et ces miliciens venus tout droit du Burkina Faso.


Pendant le mois d’avril celui-ci a livré sa guerre aux ivoiriens et a empêché ceux-ci de se faire payer dans leurs banque respective que Ouattara a pris soin de fermer par les soins de la France. D’où vient-il donc que le sieur Dramane parle d’arriérés. Là encore un autre mensonge créé de toutes pièces pour des arriérés de salaires qui n’existent que dans son esprit. Aussi,  Ouattara a parlé de ‘’rattrapage ethnique’’ (ressortissant du nord ivoirien) sur France 24 encore vivace dans tous les esprits. Outrée par ce comportement tribal, la presse l'a interpellé. Là encore, ce dernier  a affirmé n’avoir jamais tenu de tels propos. Quel ‘’honteux cinéma présidentiel’’ ! Sous nos yeux, pendant sa campagne, Ouattara promettait des milliards à toutes les villes visitées. Aujourd’hui, arrivé au pouvoir par effraction, Ouattara peut-il regarder les ivoiriens pour leur dire où se trouvent ces milliards promis et les cinq universités prévues pour les cinq ans de son ‘’règne’’ dont une chaque année ? La conséquence est que nous devons en ce moment voir déjà deux universités sortir de terre. Mais que rien jusqu’à ce jour et une question nous taraude l’esprit. Ouattara, où sont nos milliards et nos deux universités ? Si les propos de Ouattara dévoilent déjà des mensonges au niveau de la forme ; analysons ceux-ci dans le fond !


Dans le fond, le Professeur Harris Memel Foté que nous connaissons a de toute sa vie vécu dans la sobriété et l’humilité la plus totale. Feu mon père et Feu le Professeur Harris Memel Foté sont de la même classe d'âge des M'Bédié (Une des 7 classes d’âge du système politique de l’adioukrou)  et s'étaient lié d'amitié depuis leur initiation à leur majorité. Mon père lui, un militant pdci confirmé qui passait tout son temps à interpeller le Professeur Harris Memel Foté, son ''mal'' (promotionnaire de classe d’âge)  de rejoindre Houphouet Boigny pour le développement du lèbùtù (communauté adioukrou ou ensemble des villages adioukrou) même si sa politique ne lui plaisait pas. Et le Professeur Harris de répondre qu'il s'est juré fidélité de parole de ne jamais trahir sa conscience en se compromettant avec le Président Félix Houphouet Boigny. Il ajoutera que jamais, il n'ira se prosterner devant un humain pour demander ce qui revient de droit au peuple et qui doit lui être donné sans contre partie; et que seul Dieu lui sera témoin dans ses actes. Avait-il bien fait? Je ne peux le juger puisque moi-même humain; car seul Dieu est le juge suprême.


Lui, Foté la ‘’Montagne’’ du lèbùtù qui a osé s'opposer au vénéré baobab Houphouet, a subitement oublié au soir de sa vie le vœu pieux de sa non compromission fait devant ses parents de Bobor et Dibr'm lok (les 2 fédérations de Bouboury (Bobor) et Débremou (Dibr’m) formant le peuple Adioukrou) pour d'indécents apartés avec Ouattara! Ce monsieur est vraiment un fieffé menteur!


QUOI!!! Foté Memel Harris venir se confier à toi, pour te dire quoi au point que toi, Ouattara la solution à tous les maux du monde le ressuscite d'entre les morts à partir de la date fatidique du 11 mai 2008 où Dieu venait de l'appeler auprès de lui, pour le tuer à nouveau un an plus tard c'est à dire en 2009, nouvelle date d'invention (?) du décès de notre ''léwi''(Grand homme, Le Maitre, Vénéré personnage, Haute et distinguée personnalité). Ouattara peut-il parler ainsi de l'homme qui a sacrifié toute sa vie d'intellectuel à vivre humblement au milieu des siens, au lieu de s'humilier aux pieds du tout puissant Houphouet pour une vie aisée comme cela a été le cas pour biens de personnalités dans ce pays.


Le Professeur Harris Memel Foté est l'homme qui n'a pas attendu que Gbagbo aille vers lui pour le recruter comme militant du FPI et qui en voyant les idées constructives et progressistes de ce parti a pris sur lui, le courage de s'aligner comme n'importe qui pour prendre sa carte de militant et non aller se confier à Gbagbo pour lui dire son affection et son admiration. Rien qu’en prenant aligné dans un rang, comme tout le monde, sa carte de militant du Front Populaire Ivoirien, le Professeur Harris marquait d’un signe son adhésion à ce parti et n’avait donc pas besoin de se confier au premier responsable de cette formation politique, Laurent Gbagbo. Même, pendant que le Président Gbagbo était aux affaires, le Professeur Harris n’est jamais allé se confier à ce dernier, pas parce qu’il ne pouvait pas ou qu’il ne voulait pas le faire tout simplement, mais cela faisait parti de sa philosophie, de sa vison des choses et selon nous qui l’avions connu, parce qu’il pouvait peut-être s’estimer ennuyant, vu ces propos prononcés sur ces sujets. Pour information, pendant la 9 ème législature où le Président Gbagbo était locataire du palais du Plateau, le Professeur Harris louait des véhicules pour ses déplacements ; ce qui paraissait insolite d’autant plus qu’informé, le Président Gbagbo lui a fait venir une rutilante qu’il a catégoriquement refusé et des témoins sont encore là, bien vivants pour en attester. C'est donc ce personnage hors pair qui ira se prosterner devant Ado, et pour lui demander quoi?  

 

Aujourd’hui plus que jamais, Ouattara vient de nous convaincre de sa méconnaissance des sommités de cette nation et il a vraiment besoin de s'informer sur la vie de cet illustre ‘’human being’’ Harris Memel Foté, savant incontesté, ex-membre enseignant du ‘’Collège de France’’.

 

Sacré Ouattara! Tu ne cesseras de nous surprendre car nous savons que depuis ta naissance, tout ce qui te concerne n'est que surprise et rien ne nous étonne!

 

Emliss Siffine

Par thruthway - Publié dans : Actualités politiques - Communauté : Vos blogs
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 16:00

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Lu pour vous dans le journal français « Libération »

Un an après l’accession de Ouattara au pouvoir, le pays reste divisé et n’arrive pas à sortir de la crise sociale et du tribalisme.

Par FANNY PIGEAUD Correspondante à Abidjan

Drôle d’ambiance à Abidjan : un an après la chute de Laurent Gbagbo et l’investiture d’Alassane Ouattara à la présidence, le 21 mai 2011, les Ivoiriens attendent toujours une reprise économique qui ne vient pas. Le Fonds monétaire international (FMI) table pourtant sur un taux de croissance de 8% pour l’année en cours. Et de nombreux potentiels investisseurs étrangers se pressent à Abidjan. Mais, pour l’instant, rien de bien concret à la clé. «L’activité ne décolle pas, l’argent ne circule pas. On n’arrive pas à se faire payer par nos clients, les chantiers sont à l’arrêt, regrette le gérant d’une PME installée dans le quartier des affaires du Plateau. Si ça continue, on va être obligé de mettre des employés au chômage technique.»

 

Pendant ce temps, les prix augmentent malgré des mesures gouvernementales «contre la vie chère». «C’est normal que les gens se plaignent. Le pays revient de loin», explique Joël N’Guessan, responsable du Rassemblement des républicains (RDR, le parti au pouvoir). «L’essentiel de l’effort a été jusqu’ici porté sur ce qui avait été détruit avant et pendant la crise postélectorale, notamment les routes. Le président doit bientôt lancer de grands chantiers pourvoyeurs d’emplois. A partir de septembre, les Ivoiriens devraient sentir que les choses s’améliorent», promet-il.

 

Trafic de cacao. D’autres éléments pourraient expliquer la situation, comme la piètre qualité de la gouvernance dans les administrations. «Les modalités de recrutement et de promotion des fonctionnaires n’ont pas changé, souligne Patrick N’Gouan, président de la Convention de la société civile ivoirienne. Ce n’est pas la compétence qui joue, mais toujours le tribalisme et le népotisme.» Cela commence à la présidence : plusieurs membres de la famille de Ouattara sont devenus ses conseillers, un de ses frères est ministre chargé des Affaires présidentielles. Le niveau de la corruption reste en outre élevé, d’importants trafics, notamment de cacao, perdurent.

 

Le système d’imposition illégal, institué par la rébellion des Forces nouvelles (FN) dans le nord de la Côte-d’Ivoire entre 2002 et 2011, «loin d’avoir disparu, s’est au contraire étendu au sud du pays», s’alarme un récent rapport de l’ONU. Plusieurs ministres, qui figuraient déjà dans les gouvernements d’union nationale imposés à Laurent Gbagbo par les accords de paix passés avec les FN, ont mauvaise réputation. «On pensait que Ouattara les écarterait après les législatives [de décembre 2011, ndlr], mais ça n’a pas été le cas», explique un diplomate. Le 22 mai, le Président a tout de même limogé un ministre, après que des médias eurent révélé l’existence d’une enquête policière : Adama Bictogo, également député du RDR, est ainsi soupçonné d’avoir détourné, avec d’autres et avant qu’il ne soit ministre, une partie des indemnités destinées aux victimes de la société Trafigura, qui avait déversé en 2006 des déchets toxiques à Abidjan.

 

«Climat de terreur». Par ailleurs, même si elle s’est considérablement améliorée en un an, la situation sécuritaire n’est pas non plus encore de nature à rassurer les milieux économiques. Des rumeurs circulent évoquant des tentatives de «déstabilisation» par des officiers en exil dans les pays voisins, où ils sont plusieurs centaines. L’ONU vient d’intensifier ses patrouilles à certaines frontières, comme mesure de «dissuasion».

 

A l’intérieur du pays comme dans la capitale Abidjan, les braquages sont nombreux. La plupart sont commis par des ex-combattants qui ont aidé Ouattara à s’installer au pouvoir, mais n’ont pas été intégrés au sein des Forces républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI), la nouvelle armée. Pour ces hommes, «leur arme est un moyen d’assurer leur survie alimentaire», commente N’Guessan, précisant que la question de leur démobilisation préoccupe les autorités. Quant à la police et à la gendarmerie, elles ne peuvent jouer leur rôle : soupçonnées d’être pro-Gbagbo, ces forces ne sont pas armées. Les FRCI elles-mêmes n’ont la confiance de personne, pas même du Président, dont la sécurité est assurée par des militaires burkinabés et par les forces de l’ONU.

 

D’après une source onusienne, les FRCI, essentiellement commandées par des éléments issus des FN, entretiennent «un climat de terreur» à l’ouest et au sud du pays. Dans ces régions réputées favorables à l’ancien président Laurent Gbagbo, sévissent aussi partout des «milices» de dozos, des chasseurs traditionnels venus du nord du pays et proches du pouvoir. Depuis début mai, les FRCI effectuent «des rafles dans différents quartiers d’Abidjan. Pourquoi, on ne sait pas bien. Les gens sont amenés dans des camps [des FRCI, ndlr]. Ils peuvent y rester plus de soixante-douze heures sans raison», s’inquiète Kouamé Adjoumani Pierre, vice-président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme.

 

Ces opérations sont-elles destinées, comme le pensent des observateurs, à prévenir des manifestations de soutien à Gbagbo à l’approche de son audition, prévue le 18 juin devant la Cour pénale internationale à La Haye, où il est en détention depuis novembre 2011 ? En tout cas, elles ne contribuent pas à la «réconciliation nationale»,prônée par les autorités et nécessaire pour une reprise économique, mais «à laquelle personne ne croit», selon une source diplomatique.

 

La justice, par exemple, donne toujours l’impression d’être partiale : une cinquantaine de membres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Gbagbo, et une centaine de militaires arrêtés en même temps que l’ex-président, sont incarcérés, en attente de jugement depuis avril 2011. Mais aucun de ceux qui, dans le camp d’Alassane Ouattara, sont soupçonnés d’avoir commis des crimes contre l’humanité lors de la crise, n’a été inquiété. «Ça va arriver, tempère N’Guessan. Pour mener des enquêtes sérieuses, il faut du temps.»

Par thruthway - Publié dans : Actualités politiques - Communauté : Vos blogs
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 08:25

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Pour n’avoir pas commis ni encouragé aucun crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo doit être acquitté par la Cour pénale internationale (Cpi). C’est la position de l’ex-ministre, Danielle Boni Claverie, présidente de l’Urd. «Nous avons été atterrés lors du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à La Haye. Maintenant qu’il n’est plus dépendant des juridictions ivoiriennes, nous nous tournons vers l’Onu et la Cpi pour réclamer une justice impartiale, la même pour tous.

 

Nous sommes tendus vers la date du 18 juin avec l’espoir qu’aucune charge ne pourra être retenue contre lui. L’Urd et l’Apn ont toujours milité pour sa libération. Sa place n’est pas à la Cpi», a-t-elle soutenu dans une interview accordée hier au quotidien l’Expression. Cette conviction est partagée par le secrétaire général de l’Urd, Henri Niava, qui a confié au quotidien gouvernemental, Fraternité Matin: «Nous allons profiter de la posture accidentelle et malheureuse qui est la sienne aujourd’hui pour faire entendre la vérité».

 

Mme Boni-Claverie précise que Laurent Gbagbo est «l’interlocuteur central de la réconciliation». Aussi selon elle sa détention bloque-t-elle la Côte d’Ivoire, qui, aujourd’hui, a besoin de se relancer pour tourner la page de la crise. Concernant le processus de réconciliation, l’ex-ministre du gouvernement Aké N’Gbo a crié sa déception par rapport à l’attitude du pouvoir Ouattara, qui estime-t-elle, ne fait rien pour faire avancer les choses.

 

A cet égard, Mme Danièle Boni-Claverie a souligné qu’aucun des engagements pris au conclave de Grand-Bassam n’a été respecté. « La fracture qui nous divise est profonde après une crise de plus d’une décennie et une crise postélectorale dévastatrice. Chaque camp doit y mettre du sien mais il revient au gouvernement de donner l’impulsion nécessaire, l’élan décisif pour que ce processus s’enclenche véritablement. Nous avions pensé que Grand-Bassam était le point de départ d’une nouvelle donne, mais je dois avouer qu’actuellement nous sommes inquiets. Le geste que nous attendions n’est pas venu. Aucune libération de prisonniers n’est intervenue, aucun mandat d’arrêts n’a été annulé. Au contraire, de nouvelles inculpations sont prononcées et le calendrier des audiences judiciaires s’étend maintenant jusqu’à fin octobre», a-t-elle regretté. 



César Ebrokié

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 22:26

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L’histoire, la noble est comme un marionnettiste du temps qui joue à faire coïncider les événements pour nous arracher un sourire ou une joie infantile devant la succession malheureuse des faits. Deux jours après avoir pris connaissance de la réquisition du Procureur Louis Moreno OCampo contre le président Laurent Gbagbo, nous voilà pratiquement enthousiasmer de célébrer son 67ème anniversaire. Pour nous, cette coïncidence des événements est un signe du temps qui nous pousse simplement à dire, à OCampo qui ne semble pas savoir grand-chose sur l’homme, qui il est vraiment.


Lors d’un meeting de campagne à Agboville à la dernière élection présidentielle de 2010 voilà ce que Laurent Gbagbo dit de l’homme politique : « J’engage les hommes politiques ivoiriens à prendre la voie de la responsabilité. Je les engage à être responsables et à penser à la Côte d’Ivoire. Je les engage à être responsables et à penser au développement de la Côte d’Ivoire. Tel doit être notre souci permanent, si nous voulons faire la politique. Et, si on ne veut pas faire de la politique, alors qu’on laisse la politique à ceux qui savent la faire. Un faiseur de coup d’Etat n’est pas un homme politique. »

Nous pouvons concéder que cela est un discours prononcé en période de campagne par un homme politique mû plus par la séduction de son auditoire que par la vérité. Mais à la lumière de tout ce qui l’engagera bientôt dans un procès politique à la Cour Pénale Internationale, c’est toute la dichotomie autour de la notion d’homme politique telle qu’il la conçoit ici qui est en cause. Premièrement Laurent Gbagbo est-il vraiment ce qu’il dit être ici, c’est-à-dire un homme politique qui classe les coups de force dans la non-politique ? Deuxièmement a-t-il été un politique à la hauteur du concept ?


A la première préoccupation, point n’est besoin de faire une enquête. Ce sont ceux-là mêmes qui le traînent devant un tribunal international pour lui intenter un procès politique qui seront les premiers à dire que malgré tout ce qu’il a subi depuis qu’il est entré en politique à l’âge de 19 ans, il a toujours eu horreur des coups d’Etat. Ce ne sont pas les propositions qui ont manqué. Nombreux sont ses camarades de lutte qui l’ont quitté ou rompu leur alliance avec lui à cause de cette divergence de vue qui n’était pas seulement conjoncturelle chez lui mais ontique, c'est-à-dire lié au fait même de faire la politique. Et personne ne peut nier en Côte d’Ivoire ces paroles fortes dites à l’ occasion de la dédicace du livre de son ami Guy Labertit, Côte d’Ivoire, sur le sentier de la paix : « Pendant ces trente années de combat dans l'opposition, jamais je n'ai pris aucune arme contre aucune institution de la Côte d'Ivoire. Jamais, pendant ces trente années, alors que je subissais les affres de la prison - mon père a été en prison, moi-même j'ai été en prison, mon oncle a été en prison, mon épouse a été en prison, mon fils a été en prison, ma sœur a été en prison - mais jamais, jamais, nous n'avons songé à prendre les armes contre la Côte d'Ivoire. Parce que nous croyons en nous. Parce que nous avons confiance en nous. Et nous avons confiance en notre relation avec le peuple. Nous savions que, tôt ou tard, ce peuple-là, que nous défendions, allait nous reconnaître et nous donner le pouvoir. Quand on a confiance en soi, on ne prend pas les armes pour faire la guerre civile. Quand on a confiance en soi, on ne cherche pas les fusils comme moyen d'accession au pouvoir. » En clair, pour Laurent Gbagbo la violence politique relève simplement de la faiblesse politique. Il est insensé de s’engager dans l’art de gouverner les hommes en brandissant les armes. C’est totalement ubuesque aujourd’hui que Laurent Gbagbo soit poursuivi devant un tribunal international pour ce qu’il a toujours reprouvé dans sa vie et par ceux qui ne peuvent montrer patte blanche sur la question.



Deuxièmement une chose est d’être un politicien qui n’a jamais pris les armes et une autre est de ne pas en être un piètre. En Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier, personne n’exagère quand elle classe Laurent Gbagbo parmi les hommes politiques les plus modernes. Au sens ou la modernité est non seulement le signe de la rupture d’avec l’obscurantisme françafricain mais aussi celui du progrès dans la façon de faire la politique. Il est le seul homme politique en Côte d’Ivoire dont le projet de société et le programme de gouvernement a fait l’objet d’une bibliographie bien fournie 10 ans avant qu’il ne prétende à la magistrature suprême. Houphouët Boigny a hérité de la Côte d’ivoire indépendante sans jamais avoir écrit une seule ligne pour communiquer sur ce qu’il comptait faire avec le peuple ivoirien. Lui-même se prenait pour Jésus Christ et Mahomet qui n’ont jamais écrit.

Henri Konan Bédié a, à travers une interview-livre, retracé les chemins de sa vie.

Robert Guei a, à peine, eu le temps de dire au peuple qu’il est leur candidat. Quant à Soro Guillaume, il a donné dans un livre les raisons pour lesquelles il a imposé au peuple ivoirien une crise inutile et improductive politiquement. D’Alassane Ouattara, à part les slogans de campagne électorale promettant des pluies de milliards, on ne connait aucun écrit sérieux pouvant nous renseigner sur sa vision politique. Côte d'Ivoire, Pour Une Alternative Démocratique (1988); Gouverner autrement la Côte d'Ivoire, Fonder une nation africaine démocratique et socialiste en Côte d'Ivoire ; Côte d'Ivoire, bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité ; Côte d'Ivoire, Histoire d’un retour, voila une palette des œuvres politiques du président Laurent Gbagbo. Si quelqu’un comme OCampo veut savoir quelle a été la politique de Laurent Gbagbo durant ses 46 ans de vie politique, il n’a qu’à ouvrir l’un de ces livres au lieu de tirer d’une imagination torturée par les effets de la compromission des politiques fantaisistes d’extermination de son peuple.


Pour avoir une idée de la dimension intellectuelle de Laurent Gbagbo, citons pour finir ce passage qu’a retenu pour la publicité par l’éditeur de la réédition de 2004 de Côte d'Ivoire, Pour Une Alternative Démocratique sorti en 1988 « La Côte-d'Ivoire est un pays sous-développé. Il nous faut donc nous battre contre cette situation que nous ne considérons ni comme une malédiction, ni comme une fatalité. Or l'histoire nous enseigne qu'aucun peuple asservi ne peut faire efficacement face aux défis de l'humanité sans avoir au préalable brisé ses chaînes. Le sous-développement dans la servitude accentue le sous-développement.

Nous savons bien que la démocratie n'est pas un remède miracle qui va résoudre par enchantement tous nos problèmes. Mais elle constitue un préalable indispensable. Nous avons une agriculture à repenser pour sortir des pièges que nous a légués l'ère coloniale ; nous avons une politique énergétique à mettre en place et à mener avec constance afin de créer les conditions d'une industrialisation véritable ; nous avons à redéfinir le rôle de l'école et l'orientation de la médecine ; en somme nous avons à combattre la faim, la maladie, l'ignorance, la rigueur du marché international et l'appétit vorace des impérialismes ; bref, nous avons un pays à bâtir. Cette tâche n'est pas au-dessus de nos forces.

L'exécution d'une œuvre aussi gigantesque que la construction nationale exige que chacun se sente concerné ; il faut pour cela que les Ivoiriens soient impliqués dans un débat politique national, qu'ils aient une prise sur les choix fondamentaux de leur pays ; qu'ils sachent qu'ils ne sont pas des robots à qui l'on demande seulement de produire, sans savoir à quoi (ou à qui) cela sert de produire. Il faut responsabiliser nos citoyens depuis les paysans jusqu'aux plus hauts responsables de l'administration en passant par les ouvriers et les cadres du secteur privé. Une telle mobilisation implique que les Ivoiriens fassent consciemment et librement le choix d'une politique. A ce niveau, la liberté n'est plus simplement un concept moral ni une donnée politique ; la liberté est le levier le plus puissant du développement économique. »



Joseph Marat 

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